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Limiter la casse / Présentation /

Le 19 octobre 1993, le collectif publie un appel dans Le Monde et Libération qui commençait par « Des toxicomanes meurent chaque jour du sida, d’hépatite, de septicémie par suicide ou par overdose. Ces morts peuvent être évitées, c’est ce qu’on appelle la réduction des risques … » et se terminait par : « L’alternative entre incarcération ou obligation de soin est une impasse. La responsabilité des pouvoirs publics est engagée comme elle le fut dans l’affaire du sang contaminé. Parce qu’une seule injection suffit pour devenir séropositif, parce que les toxicomanes sont nos enfants, nos conjoints, nos voisins, nos amis, parce qu’on ne gagnera pas contre le sida en oubliant les toxicomanes, limitons la casse ! »

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Entre guerre à la drogue et légalisation : la réduction des risques

  Anne Coppel, Tribunes / Libération Co-signataires : Bertrand Lebeau (Médecins du Monde), François-Xavier Colle (psychologue, spécialiste en toxicomanie), Patrick Aeberhard (Médecins du Monde) Jean Carpentier (Président du Réseau des Professionnels d’Ile de France pour les Soins aux Usagers de Drogue Texte repris dans « Face à la drogue : quelle politique ? » Chantal […]

Les réseaux d’échanges sexuels et de circulation de l’information en matière de sexualité dans les quartiers à risque

Premier chapitre de la recherche :
« Réseaux de sociabilité et pratiques sexuelles des jeunes des quartiers déshérités en banlieue parisienne »,
GRASS laboratoire CNRS pour l’ANRS, en coll. avec P. BOUHNIK et N. BOULLENGER

Résumé : L’objectif de la recherche est de décrire les pratiques affectivo-sexuelles et la gestion du risque Sida des jeunes proches du risque dans des quartiers caractérisés par la présence d’usagers de drogues dans les sociabilités du site. Il s’agit de quartiers ou cités des villes suivantes : St Denis, Gennevilliers, Aulnay, Corbeil, Blanc-Mesnil. La proximité au risque est définie ici par la connaissance dans son environnement proche de toxicomanes I.V. et de personnes contaminées. Dans chacun de ces quartiers, on a procédé à une identification des réseaux de sociabilité au niveau micro-local. La descrition porte sur les lieux de rencontre entre sexe (boites, cafés, école, activités sportives ou culturelle ), les critères du choix du partenaires (appartenance ou non à des réseaux d’inter-connaissance), les modes de relations affectivo-sexuelles (multipartenariat, fidélité ou fidélités successives), l’évaluation personnelle du risque, les règles de communication (ce qui peut être dit, ce qui doit être tu), les pratiques de changement, la perception et l’usage du préservatif en fonction du statut de la relation.