écrire pour exister – 1990 : lettres au ministère

Article publié dans Vacarme 46, hiver 2009

Janvier 1990, des cahiers circulent rue Saint-Denis, de beaux cahiers cartonnés, grand format, 21 x 29,7. Ingrid, Fathia, Dany, Malika, Lydia, chacune chargée d’un cahier, recueillent des lettres écrites par les femmes sur « la prévention, les actions à entreprendre ou toutes autres suggestions les concernant ».

Documents associés : des lettres

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Faire la fête : rite de passage, mode de vie ou échappatoire ?

Le courrier des addictions, n°3 Vol 10, septembre 2008

Les débordements en tous genres des « jeunes », des charivari d’autrefois, aux teufs d’aujourd’hui, en passant par les excès des Sioux, les violences des Blousons Noirs, les défonces des Hells Angels, ou de certains night-clubeurs ou teufers de nos week-ends, ont toujours suscité peurs, fantasmes, rejets. Et suscité diverses et divergentes explications et analyses, compréhension parfois, répressions souvent… Mais il faut bien que jeunesse se passe, elle qui s’est fait définitivement son trou comme une catégorie sociale autonome. Et c’est en son sein que la consommation de drogues illicites, comportement déviant plutôt que délinquant, est devenue un des symptômes de « la crise d’adolescence ». Le concept de « comportement à risque », qui s’est imposé au cours des années 1990, en a rendu plus rigoureux les contours. Concept épidémiologique qui se veut purement objectif, justifié par les indicateurs quantitatifs de la santé publique, il comporte différents « paragraphes », « les comportements à risque ». Avec lui, le discours n’est plus seulement moral : il se veut fondé par la science, celle des chiffres et des neurotransmetteurs. Mais au-delà de la connaissance, scientifique ou non, du phénomène, reste « la vraie réalité » de la fête et de ses enjeux : en l’absence de perspective d’intégration, elle n’est pas seulement un lieu et un espace-temps pour se « vider la tête », un défouloir nécessaire face aux pressions sociales. Elle peut devenir un mode de vie qui s’affirme comme alternatif. Les logiques de dissidence s’affrontent à celles d’intégration. Redoubler les processus d’exclusion ou favoriser l’intégration des jeunes, tels sont les enjeux de la réaction sociale face aux pratiques festives. (R.A.)

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Sevrage et salles d’injection : des outils complémentaires ?

Note de lecture

Swaps, n°51, 2e trimestre 2008, CRIPS Île de France et PACA

Dans un article récemment publié dans Addiction, des chercheurs canadiens montrent, en s’appuyant sur le nombre d’admissions en cure de sevrage, le caractère non incitatif de la salle de consommation de Vancouver. Anne Coppel livre pour Swaps son regard sur la pertinence et les insuffisances de cette recherche.

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Guide pour les élus locaux / FESU / Usage de drogues, services de 1ères lignes et politiques locales

Forum Européen pour la Sécurité Urbaine (FESU), Programme Démocratie, Villes & Drogues, février 2008

Parmi les différents niveaux institutionnels, les villes sont en première ligne pour répondre au phénomène de la consommation des drogues. Les autorités locales ont la responsabilité de coordonner les actions des différents acteurs locaux impliqués dans le domaine des drogues : acteurs de la prévention, de la réduction des risques et du soin, services sociaux, associations d’auto-support et de santé communautaire,
forces de police, justice, associations de résidents, gérants de discothèques, organisateurs de soirées…
Afin d’échanger leurs pratiques concernant les réponses locales et intégrées en matière de drogues, des villes européennes, alliées à des réseaux européens de la société civile, ont créé le réseau Démocratie, Villes et Drogues (Democracy, Cities & Drugs – DC&D).

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Un projet humaniste pour aider les femmes toxicomanes

Lien Social | N° 857 | du 18 octobre 2007 | Numéro épuisé | Marianne Langlet Anne-Lise Dehée a été coordinatrice d’un groupe d’auto-support de consommatrices de drogue vivant dans les squats. Présidée par Anne Coppel et soutenue par la mission squat de Médecins du Monde, cette tentative montre l’intérêt d’une telle approche mais également les […]

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Consommation de stimulants et jeunes des cités – Nouvelles représentations, nouvelles pratiques

Actualité et dossier en santé publique (ADSP),
Revue trimestrielle du Haut Conseil
 de la santé publique, n°59

Que sait-on de la consommation de stimulants, notamment de la cocaïne, dans les cités ?

Une enquête, auprès de jeunes de la banlieue parisienne, vient documenter le sujet et donne des pistes pour les actions de prévention des risques à mener.

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Usage de drogues et femmes, le déni français – Women and use of drugs, the French denial

Éditorial, Le Courrier des Addictions (9) n° 1 – janvier-février-mars 2007   Développer les services destinés aux femmes usagères de drogues est, en 2007, une des priorités de la communauté européenne. Elle découle du rapport annuel 2006 de l’Observatoire européen des drogues qui constate l’insuffisance de l’offre de soins pour les femmes en Europe. Voilà une […]

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Enquête exploratoire portant sur la consommation de stimulants auprès des jeunes habitants des cités de la région parisienne

LE CONTEXTE DE L’ENQUÊTE

En 2005, la Direction Générale de la Santé a commandité une étude visant à explorer les modalités de consommation de stimulants par des jeunes âgés de 16 à 25 ans et habitant dans les cités de la région parisienne. La nécessité de cette enquête exploratoire repose sur plusieurs constats, présentés ci-dessous.

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Drogues : la politique introuvable

Entretien avec Anne Coppel
Cosmopolitiques

Bien que la forte mobilisation des associations ait été à l’origine de la mise en œuvre de politiques publiques en matière de drogue, le débat public sur les drogues n’a encore jamais été ouvert. Les élus interviennent de façon pragmatique au cas par cas,alors que les partis de gauche et de droitese contentent de véhiculer la même horreur de la drogue.

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« Le cannabis fait délirer… ceux qui n’en prennent pas »

L’APPEL DU « 18 JOINT », 30 ANS APRES Propos recueillis par Jérôme Hourdeaux, Nouvelobs.com Pour relancer aujourd’hui cet appel qui date de 1976 ? Qu’apporterait la dépénalisation du cannabis ? – La dépénalisation de l’usage permettrait tout d’abord de simplement en parler. Actuellement, lorsque l’on fait de la prévention et que l’on parle de cannabis dans […]

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La réduction des risques liés à l’usage de drogues, Stratégie de changement des politiques de drogues ?

Chapitre 6.  La prohibition des drogues, Presses Universitaires de Rennes, 2005 ouvrage collectif sous la direction de Renaud Colson,   La réduction des risques liée à l’usage de drogues doit-elle être considérée comme un changement de la politique des drogues ou bien n’était-elle que la version sanitaire de la politique française des drogues ? Officiellement, […]

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De l’usager de drogues à l’usager des services socio-sanitaires : l’action de proximité face aux logiques de services

Commentaire Sciences Sociales et Santé Volume 23, n° 1, mars 2005 À Nicole Ducros, du TIPI, qui a contribué à ma réflexion   « Par quels processus un groupe d’acteurs hétéroclites parvient à redéfinir un problème public ? » s’interroge Gwenola Le Naour dans l’article consacré à la mise en œuvre de la politique publique […]

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Good practice, good results. Maintenance treatment outcomes in France

Summary

In 2004, a public debate emerged on the misuse of, and trafficking in, prescribed drugs. Because of their positive outcomes, maintenance treatments were not officially questioned. A national evaluation showed that the decrease of 80% in fatal overdoses and of 67% in arrests for heroin use (1994-1999) were directly connected with treatment accessibility. This assessment resulted in a consensus among addiction and public health experts. These good results have not, however, been published by the mass media, and the general public still is unaware of them. Nor were the causes of these good results were not discussed among health professionals. They are not only due to the medications involved, but to good clinical practices. The first practitioners who started to prescribe maintenance treatment had followed extensive training, and were networking and building relationships of trust with their patients. Against the background of this public debate, a consensus conference on maintenance treatments organ- ized in 2004 recommended that the prescribing GPs should be better trained, and that they should be included in professional networks. Although these recommendations gave priority to the improvement of clinical practices, the authorities have decided to implement control measures over patients. These measures might make access to treatment more difficult, and they fail to sup- port the involvement of GPs and pharmacists. The effectiveness of substitution treatments could be affected.

Key Words: Maintenance treatment – Treatment accessibility – GPs training

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