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La guerre aux drogues : une guerre raciale ?

TRIBUNE

Louis-Georges TIN Président du Conseil représentatif des associations noires (Cran)
Fabrice OLIVET Secrétaire général de l’Association française pour la réduction des risques (AFR)

«La plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est un fait», déclarait Eric Zemmour le 6 mars 2010. Dès lors, si vraiment «c’est un fait», de deux choses l’une, soit les Noirs et les Arabes sont prédisposés à la délinquance, soit il y a un biais racial dans le système. Aujourd’hui, trente ans après la fameuse «Marche pour l’égalité», la génération des marcheurs a subi une véritable hécatombe. Nombreux sont ceux qui sont morts à cause de la drogue, ou plutôt à cause de la manière dont est menée cette croisade. La guerre aux drogues n’est-elle pas en fait une guerre raciale ?

Asud Journal - Ouin

Auto-support des usagers de drogues, késako ?

Rubrique Vie associative – Asud Depuis 1992, l’Auto Support des Usagers de Drogues (ASUD) a développé une pratique quotidienne en direction des consommateurs de substances illicites. Les différentes associations qui composent le réseau ont accumulé un savoir pratique et théorique dans un champs d’application totalement nouveau : la gestion rationalisée de la consommation de stupéfiants. […]

Asud Journal - Ouin

Asud-journal, Drogues : sortir de l’impasse

Fabrice Olivet ASUD Journal N°51 Vous cherchez un cadeau de Noël intelligent ? Anne Coppel et Olivier Doubre, deux fidèles compagnons d’Asud-Journal, vous donnent l’opportunité de briller en société. Non que la prohibition des drogues soit nécessairement facile à caser entre la dinde et le caviar, mais offrir Drogues, sortir de l’impasse est une contribution […]

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Limiter la casse / Présentation /

Le 19 octobre 1993, le collectif publie un appel dans Le Monde et Libération qui commençait par « Des toxicomanes meurent chaque jour du sida, d’hépatite, de septicémie par suicide ou par overdose. Ces morts peuvent être évitées, c’est ce qu’on appelle la réduction des risques … » et se terminait par : « L’alternative entre incarcération ou obligation de soin est une impasse. La responsabilité des pouvoirs publics est engagée comme elle le fut dans l’affaire du sang contaminé. Parce qu’une seule injection suffit pour devenir séropositif, parce que les toxicomanes sont nos enfants, nos conjoints, nos voisins, nos amis, parce qu’on ne gagnera pas contre le sida en oubliant les toxicomanes, limitons la casse ! »