LIVRE COLLECTIF / CONTRIBUTION : « Espaces genrés des drogues, Parcours dans l’intimité, la fête et la réduction des risques »

Les perceptions des drogues et des problèmes qui y sont associés sont biaisées en faveur d’une représentation androcentrée et cis-hétéronomée. Ces représentations sont partagées et parfois amplifiées par les politiques publiques de lutte contre les stupéfiants, les pratiques ordinaires de la police ou encore les professionnel·le·s en charge de la prévention et de la réduction des risques. Traversant plusieurs contextes sociaux, une diversité de lieux et de villes, ce livre contribue à rendre visibles les pratiques, leurs significations ainsi que les luttes et rapports sociaux de pouvoir qui les accompagnent.

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SWAPS / La réduction des risques est-elle de gauche ou de droite ?

Réduction des risques (RdR) et réformisme en matière de drogues sont-ils à ranger dans l’escarcelle du « progressisme » sociétal de la gauche ou bien les fruits d’un humanisme libéral de droite porté par l’initiative courageuse de quelques femmes ? Trente années de zigzags institutionnels, coupés d’alternances ne rendent pas cette lecture facile, mais il est possible de commenter une chronologie politique dont les principaux faits d’armes sont connus.  

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Les archives des femmes en lutte

Note de lecture de Philippe Artières : « Le bus des femmes, livre collectif, ce sont les archives d’un agencement réussi entre des acteurs et des chercheurs, les traces de ce qui apparaît à trente ans de distance comme un petit miracle que seul le contexte de la lutte contre le sida a été capable de produire, les écrits d’une subjectivation improbable…»

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Revue Esprit / Note de lecture : Le bus des femmes. Prostituées, histoire d’une mobilisation d’Anne Coppel, avec Malika Amaouche et Lydia Braggiotti

Ce livre s’appréhende comme un précieux document d’archives. Après un retour d’Anne Coppel sur l’histoire et les coulisses de cette mobilisation méconnue, il donne à lire dix-sept des lettres rédigées par les prostituées, décryptées par les chargées du projet.

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Prostitution : la longue marche de la conquête des droits

En 1990 à Paris, en pleine épidémie de sida, des prostitué·e·s se mobilisent et interpellent les pouvoirs publics à travers la rédaction de cahiers qui, pour la première fois, revendiquent des droits pour les travailleur·se·s du sexe. C’est le point de départ d’une recherche-action dont les enseignements sont toujours d’actualité. À la difficulté d’affirmer des droits égaux se superpose un cadre législatif répressif qui continue de mettre en danger les prostitué·e·s en refusant de les entendre.

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FRANCE 24 / Anne Coppel : « Jamais les travailleurs du sexe n’ont été dans une situation aussi grave »

Il y a trente ans, la sociologue Anne Coppel participait à la création du Bus des femmes, association qui vient en aide aux prostituées. Trente ans après l’urgence des années sida, la situation des travailleurs du sexe a-t-elle changé ? La criminalisation des clients est-elle une réponse adéquate ? Qu’est-ce que notre regard sur la prostitution dit de notre société ? Entretien avec Pauline PACCARD, France 24.

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Visioconférence / Journées “ Drogues, Genres, Villes ” : « Les oubliées de la Réduction des Risques »

Visioconférence Participative avec Anne Coppel : “ Les oubliées de la Réduction des Risques ”. Dans le cadre des Journées « Drogues, Genres, Villes » organisées à Bordeaux (Laboratoires PASSAGES et Centre Emile Durkheim, Projets DRUSEC et GONACI), voici les vidéos de la deuxième journée « Les genres des politiques urbaines de la drogue », le 21 janvier 2020.

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Position de l’IHRA : Qu’est-ce que la réduction des risques et des méfaits ?

Cette courte déclaration de l’IHRA définie les principales caractéristiques de la réduction des méfaits. Elle est conçue afin d’être applicable à toutes les drogues psychoactives incluant également les médicaments prescrits, les drogues contrôlées l’alcool et le tabac. Les méthodes d’intervention en réduction des méfaits peuvent varier d’une substance à l’autre.

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Les femmes et les drogues : nouveaux rapports sociaux de sexe et nouvelles formes de subjectivité

La Santé de l’Homme, n°372
« Masculin féminin, les lois 
du genre »,
INPES, pp. 38-40

Résumé :

À deux reprises au cours de l’histoire, les femmes ont été associées aux drogues: entre dépendance et autonomie, ces consommations ont accompagné un changement de rôle. À la fin du XIXe, « les morphinées », figures de la Femme Fatale, incarnent la puissance maléfique des femmes ; c’ est là une figure traditionnelle mais elle participe de la conquête d’une individualité que leur refuse la division sexuelle des rôles. Dans les années 1920, la garçonne, figure de la Femme émancipée, revendique les mêmes plaisirs que les hommes ; elle aime l’aventure, la vitesse et la cocaïne. À la fin des années soixante, les drogues accompagnent l’expérimentation de nouvelles formes de la subjectivité, mais les femmes y jouent le rôle secondaire de partenaire. Les hommes par contre, s’emparent de qualités traditionnellement dévolues aux femmes, affectivité et soin de soi. La période actuelle est marquée par le retour de deux figures traditionnelles de la femme, la « Maman et la Putain. » Ces figures ont été réactualisées en partie par la menace du sida. Redoublement de la stigmatisation ou reconnaissance des droits de la Femme ? Ces deux logiques s’affrontent aujourd’hui. Donner aux femmes le moyen de choisir en termes de protection de leur santé comme plus largement en termes de choix de vie ou réprimer, telle est l’alternative.

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Chapitre 3 / LE BUS DES FEMMES

1990, le Bus des femmes est la première action communautaire en direction des femmes prostituées. Un autobus anglais stationne chaque soir aux portes de Paris. L’équipe a été constituée de femmes relais, appartenant au milieu dans un objectif de « prévention par les pairs ». Rapidement, un premier problème se pose. La situation dramatique des […]

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Changement de rôles ou pathologie des rôles sociaux – L’exemple des femmes.

Texte publié dans La Cène, n°1, « La fonction du produit ».

Les femmes victimes de l’enthousiasme pour la morphine
La première épidémie de drogue que la France ait connue, ou plus précisément identifiée comme telle, est incarnée par une figure féminine, la morphinée. En cette fin du XIXe siècle, les femmes s’emparent de ce médicament moderne, prescrit par leurs médecins pour toutes les souffrances du corps et de l’âme. L’enthousiasme est d’abord purement médical : la science moderne a enfin libéré l’homme de la souffrance.
La guerre de 1870 entre la France et l’Allemagne marque la première étape d’une utilisation massive de la morphine injectée. Il faut garder en mémoire les descriptions horrifiantes des lendemains de la bataille de Solférino pour comprendre quelle fantastique révolution introduit la morphine. Aux cris de détresse, aux gémissements qui s’échappent des locaux de fortune où s’entassent, à même le sol, blessés et agonisants, succède, écrit le Dr Varenne « un calme étrange ».

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Sexe, drogue et prévention – Dix clés pour comprendre l’épidémie

F. EDELMANN (sous la direction de),  Le Journal du sida (n°47, février 1993) Le Monde Éditions, 1996, pp. 85-90   Le duo toxicomanie-sida n’a plus à être évoqué, tant il a fait parler de lui jusqu’à modifier radicalement la pensée des plus réactionnaires des hommes politiques quant aux produits de substitution. Pourtant, un grand nombre […]

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