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Chapitre 1 / ALLER À LA RENCONTRE DES USAGERS DE DROGUES : POUR QUOI FAIRE ?

À chaque apparition de nouvelles consommations de drogues, des chercheurs et des praticiens sont allés sur le terrain au-devant des usagers: morphine des années 1880, héroïne dans les ghettos américains de la fin des années cinquante, « grande épidémie » à la fin des années soixante, épidémie de sida à partir du milieu des années quatre-vingt. Chercheurs et praticiens voulaient comprendre, ils voulaient aussi rechercher avec les usagers de drogues les réponses qui, en termes de soins ou de prévention, leur convenaient. Parce qu’il appartient à l’usager de protéger sa santé, celui qui a en charge la prévention (et le soin) doit instaurer un dialogue avec l’usager. Il faut « parler vrai », c’est une condition nécessaire, il faut aussi prendre en compte les façons de faire, de penser, de dire. Le principe qui fonde la réduction des risques, c’est la négociation avec les usagers de drogues.

Réduire les risques liés à l’usage de drogues, c’est les connaître, c’est aussi connaître les pratiques. Comment fait concrètement un usager lorsqu’il consomme des drogues ? Que sait-il des risques qu’il prend ? Que signifie le risque pour lui ? Que peut-il modifier ? La particularité de la réduction des risques, c’est de construire les réponses avec l’usager puisque c’est lui, et nul autre, qui peut réduire les risques de ses pratiques. Encore faut-il entrer en relation.

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