Biographie

"SIDA. Portraits de combattants", photographies de Barbara Pellerin et textes d'Eric Favereau, Le Cherche Midi Editeur. 2009.Avec une formation initiale en Lettres classiques et en linguistique à la Sorbonne (licence en 1968), Anne Coppel a d’abord été professeur de français puis assistante à l’Université de Paris 13, de 1972 à 1975 (UFR communication, linguistique appliquée à l’enseignement du français).

Sa formation à l’Université d’Ann Arbor (USA) en 1972 l’a conduit de la sociolinguistique (domaine initial) à la sociologie interactionniste.

À partir de 1981, elle se spécialise dans le domaine des politiques sociales (Institut d’Ingénierie Sociale, Université Paris 13) et a assumé la responsabilité pédagogique d’une maitrise Sciences et Technique (Mention Animation Sociale), IRSTS Montrouge, Paris 13e).

Parallèlement, elle s’investit dans l’action auprès des usagers de drogues avec le centre Pierre Nicole à Paris. Au cours des années 80, elle mène des recherches de terrain sur les consommations de drogues en Ile de (Orly, Forum des Halles, Paris 18e). Ces recherches et actions, qui visaient à développer des politique sociales en matière de drogues, aboutissent à la création d’associations de (EGO, URAKA). Trois rapports rendus publics en 1989 portent sur la du sida : « Femme et sida », « Sociabilités et pratiques sexuelles des face au risque sida en banlieue parisienne », « Besoins de santé des femmes prostituées en Ile de France ». Cette dernière recherche-action abouti à la création du Bus des Femmes en 1990.

À partir de 1989, elle se consacre au développement d’actions de terrain avec la création d’un premier programme méthadone au Centre Pierre Nicole. Elle est ensuite responsable scientifique de deux centres de soin, la Clinique liberté à Bagneux (92), en 1993 et le centre Emergence Espace Tolbiac, IMM  à Paris de 1995 à 2001. En 2002, elle coordonne pour la Mairie du 19e à Paris une consultation citoyenne sur l’ et les drogues. Depuis 2002, elle a une activité de conseil, de formation et de recherche avec différents organismes publics ou associatifs (Direction Générale de la Santé, Forum Européen pour  la Sécurité Urbaine, AFR, collectivités locales).

Militante associative inscrite dans un mouvement collectif, elle a animé le débat public depuis 1993 comme présidente de “Limiter la Casse” (collectif inter-associatif avec AIDES et MDM) puis de l’Association Française de Réduction des risques (AFR). Depuis 2003, elle a développé une activité associative avec des femmes vivant dans des squats, ainsi qu’avec des Femmes Publiques. Mobilisée sur le changement des politiques des drogues, elle a contribué à la réflexion de responsables politiques ( Écologie-Les-Verts, PS, Utopia) et elle a soutenu les initiatives de dépénalisation de l’usage (CIRC, 18 joints), de changement des politiques européennes.