Extases collectives : un messianisme démocratique

La révolution psychédélique en marche 1964, l’autocar des Merry Prankers, bariolé d’une jungle de mandalas phosphorescents, bardé de hauts-parleurs, d’amplificateurs, de matériel sono flambant neuf s’embarque pour le Grand Voyage, qui d’Ouest en Est traverse l’Amérique pour revenir à son point de départ, la Californie. Deux ans après, le quartier Haight-Ashbury à San Francisco est […]

Cliquer pour continuer la lecture

Médecine contre justice : le face-à-face instauré par la loi de 1970

Revue SWAPS, Analyse, n°60, 3e trimestre 2010 La loi de 1970 a institué un partenariat ambigu entre justice et santé, qui a oscillé au fil du temps entre recherche de consensus, malentendus et confiscation du débat au nom de la « guerre à la drogue ». Il s’agit aujourd’hui d’abandonner la recherche d’un illusoire consensus pour la […]

Cliquer pour continuer la lecture

Drogues : sortir de l’hypocrisie française (dossier de blog)

Sur Laurent MUCCHIELLI – Drogues et toxicomanies On le sait, une certaine rhétorique politicienne manichéenne a enfermé le débat sur la sécurité dans une opposition entre rigueur et laxisme, et certains s’y font toujours prendre. Mais ce genre de simplismes pollue tout aussi bien le débat sur les drogues, qui est enfermé depuis des décennies […]

Cliquer pour continuer la lecture

Cannabis : les effets ballons de la politique française

Terra Nova, Note Par Olivier Poulain, et Anne Coppel, Mario Lap, Victor Ippécourt.

Introduction :

NOTE
Le débat sur la politique du cannabis a été récemment relancé par Daniel Vaillant. L’ancien Ministre de l’Intérieur, aujourd’hui député maire du XVIIIe arrondissement de Paris, a obtenu auprès du groupe socialiste de l’Assemblée nationale l’ouverture d’un groupe de travail sur le sujet. Cette réflexion s’inscrit dans une révision plus globale des politiques publiques, qui a notamment lieu aux Etats-Unis, au Portugal, aux Pays-Bas ou en République Tchèque. L’hebdomadaire anglais The Economist consacrait au sujet un dossier complet au printemps dernier.
Pourtant, de nombreuses voix de gauche s’inquiètent en considérant que le simple fait de rouvrir ce débat pourrait avoir des conséquences très dommageables dans l’opinion. Les socialistes restent traumatisés par la campagne présidentielle de 2002 sur laquelle les commentateurs s’accordent à dire qu’ils furent en partie défaits sur le terrain de la sécurité. D’où la crainte que des positions visant à “dépénaliser”, “légaliser” ou “décriminaliser” la consommation de cette drogue ne soient instrumentalisées par la droite dans un procès en irresponsabilité.

Cliquer pour continuer la lecture

L’addictologie, pourquoi faire?

Aude LALANDE, Vacarme 51, 19 avril 2010   En dix ans une nouvelle discipline médicale, l’addictologie, s’est imposée dans le champ des drogues et des dépendances, s’efforçant de réduire sous sa coupe, tant la disparité des addictions elles-mêmes que celles de leurs approches théoriques et cliniques. Faut-il y voir un avatar d’une conquête progressive de […]

Cliquer pour continuer la lecture

La répression aggravée des usagers de stupéfiants depuis la loi du mars 2007

Politique Criminelle Appliquée, Archives de politique criminelle, 2009/1 (n° 31), p. 145-154. Editions A. Pédone L’inflation législative ne permet plus de prendre le temps d’analyser en détail chacun des textes législatifs nouveaux. L’accent est mis sur les éléments les plus médiatisés qui ne sont pas forcément ceux ayant le plus d’impact. Dans la loi n° […]

Cliquer pour continuer la lecture

La drogue, objet sociologique non identifié

à propos de Henri Bergeron, Sociologie de la drogue La Revue Internationale des Livres et des Idées. La recherche sociologique sur les drogues reste en France un domaine en friche. L’ouvrage d’Henri Bergeron présente l’intérêt d’introduire aux recherches fondatrices menées ailleurs sur la question, particulièrement dans le monde anglophone. Mais peut-on comprendre ces recherches et […]

Cliquer pour continuer la lecture

Réduction des risques et prohibition : frères ennemis ou complices ?

Article Publié dans Asud Journal, n°40

À quoi sert la politique de réduction des risques (RdR) ? À protéger la santé de ceux qui consomment des drogues, tout en étant utile à leur entourage. Mais pour les partisans de la guerre à la drogue, tout ce qui peut aider les usagers de drogues est suspect : nous serions des défaitistes dans la guerre, des traîtres ou, pire encore, des prodrogues ! Inacceptable, donc !

Cliquer pour continuer la lecture

[Drogues : sept ans d’hiver]

Entretien avec Anne Coppel, réalisé par Aude Lalande, revue Vacarme.

« Que se passe-t-il au juste sur le front des drogues ? Non pas la répétition figée d’une lutte entre États répressifs et associations antiprohibitionnistes, mais mille mouvements complexes, qu’une grille de lecture binaire ne permet pas de déchiffrer. Avancées et reculs, durcissements et concessions, expérimentations semi-clandestines et manifestations au grand jour : les enjeux politiques liés à l’usage de drogues ne se laissent pleinement saisir que si on en fait l’histoire avec précision. Anne Coppel est sociologue. C’est aussi une figure centrale du mouvement dit de « réduction des risques » qui depuis une vingtaine d’années creuse, sur la base de préoccupations sanitaires, des voies alternatives à la répression. Elle trace ici les lignes de cette histoire récente. »

Cliquer pour continuer la lecture

Pour la fin du cannabis hors-la-loi

Tribune publiée le 27 mai 2009

Extrait :  » Ces mesures, difficiles à mettre en œuvre, ne pourraient résoudre qu’une part des problèmes mais c’est aller dans le bon sens. Le changement de la politique des drogues ne peut se faire que pas à pas, dans une démarche de réduction des risques. De nouveaux modes de gestion des drogues doivent être expérimentés en fonction des problèmes précis qui se posent sur le terrain. Le développement de ces expérimentations sera fonction des résultats obtenus. »

Cliquer pour continuer la lecture

La double face d’Olive, le psy des toxicos !

Article publié sur Asud Journal, n°49

Olievenstein s’est opposé bec et ongle à la réduction des risques et pourtant, « le psy des toxicos », « Olive » pour les intimes, a longtemps été le protecteur officiel des toxicomanes, s’élevant aussi bien contre la répression que contre « la médicalisation ». C’est d’ailleurs là où le bât blesse, où nous avons besoin de comprendre notre propre histoire. Des générations d’usagers se sont succédé à Marmottan, le centre de cure qu’il a créé, et nombreux ont été ceux qui ont vu en lui un allié, y compris dans la réduction des risques.

Cliquer pour continuer la lecture

A Report on Global Illicit Drugs Markets 1998-2007

Peter Reuter (RAND) and Franz Trautmann (Trimbos Institute) This study has been produced by the Trimbos Institute and RAND with the financial support of the Commission of the European Communities (contract JLS/2007/C4/005). The study does not necessarily reflect the opinions and views of the European Commission, nor is it bound by its conclusions. Observations clés […]

Cliquer pour continuer la lecture

Faire la fête : rite de passage, mode de vie ou échappatoire ?

Le courrier des addictions, n°3 Vol 10, septembre 2008

Les débordements en tous genres des « jeunes », des charivari d’autrefois, aux teufs d’aujourd’hui, en passant par les excès des Sioux, les violences des Blousons Noirs, les défonces des Hells Angels, ou de certains night-clubeurs ou teufers de nos week-ends, ont toujours suscité peurs, fantasmes, rejets. Et suscité diverses et divergentes explications et analyses, compréhension parfois, répressions souvent… Mais il faut bien que jeunesse se passe, elle qui s’est fait définitivement son trou comme une catégorie sociale autonome. Et c’est en son sein que la consommation de drogues illicites, comportement déviant plutôt que délinquant, est devenue un des symptômes de « la crise d’adolescence ». Le concept de « comportement à risque », qui s’est imposé au cours des années 1990, en a rendu plus rigoureux les contours. Concept épidémiologique qui se veut purement objectif, justifié par les indicateurs quantitatifs de la santé publique, il comporte différents « paragraphes », « les comportements à risque ». Avec lui, le discours n’est plus seulement moral : il se veut fondé par la science, celle des chiffres et des neurotransmetteurs. Mais au-delà de la connaissance, scientifique ou non, du phénomène, reste « la vraie réalité » de la fête et de ses enjeux : en l’absence de perspective d’intégration, elle n’est pas seulement un lieu et un espace-temps pour se « vider la tête », un défouloir nécessaire face aux pressions sociales. Elle peut devenir un mode de vie qui s’affirme comme alternatif. Les logiques de dissidence s’affrontent à celles d’intégration. Redoubler les processus d’exclusion ou favoriser l’intégration des jeunes, tels sont les enjeux de la réaction sociale face aux pratiques festives. (R.A.)

Cliquer pour continuer la lecture

Fumeurs en pétard

PAR CLAIRE DEMONT, EMMA AUDETTE, POLITIS.FR   Cette année encore, de nombreux fumeurs de haschich ont répondu présents à « l’appel du 18 joint » organisé par le Collectif d’information et de recherche cannabique (Circ). Plusieurs centaines de personnes se sont réunies au parc de La Villette pour demander, en musique, la dépénalisation du cannabis. […]

Cliquer pour continuer la lecture