Consommation de stimulants et jeunes des cités – Nouvelles représentations, nouvelles pratiques

Actualité et dossier en santé publique (ADSP),
Revue trimestrielle du Haut Conseil
 de la santé publique, n°59

Que sait-on de la consommation de stimulants, notamment de la cocaïne, dans les cités ?

Une enquête, auprès de jeunes de la banlieue parisienne, vient documenter le sujet et donne des pistes pour les actions de prévention des risques à mener.

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Enquête exploratoire portant sur la consommation de stimulants auprès des jeunes habitants des cités de la région parisienne

LE CONTEXTE DE L’ENQUÊTE

En 2005, la Direction Générale de la Santé a commandité une étude visant à explorer les modalités de consommation de stimulants par des jeunes âgés de 16 à 25 ans et habitant dans les cités de la région parisienne. La nécessité de cette enquête exploratoire repose sur plusieurs constats, présentés ci-dessous.

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Cannabis : trente ans d’hypocrisie

Dossier Olivier Doubre Pour les trente ans de l’Appel du 18 joint, publié par « Libération » en 1976, les militants de la dépénalisation du cannabis ont rédigé un nouvel Appel, qui n’a pas recueilli les soutiens impressionnants de son prédécesseur. Retour sur trois décennies de (non-)débat sur l’usage de cannabis. Et confrontation de deux […]

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« Le cannabis fait délirer… ceux qui n’en prennent pas »

L’APPEL DU « 18 JOINT », 30 ANS APRES Propos recueillis par Jérôme Hourdeaux, Nouvelobs.com Pour relancer aujourd’hui cet appel qui date de 1976 ? Qu’apporterait la dépénalisation du cannabis ? – La dépénalisation de l’usage permettrait tout d’abord de simplement en parler. Actuellement, lorsque l’on fait de la prévention et que l’on parle de cannabis dans […]

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Le projet socialiste au banc d’essai (3/7) : Faut-il dépénaliser le cannabis ?

Par Matthieu ECOIFFIER, Libération     La fumette légale ne fait plus planer le PS   Sur les drogues, l’UMP ne renierait pas le projet du PS. Pour les socialistes, il s’agit de faire de «la lutte contre les réseaux [de trafiquants, ndlr] une priorité». De prodiguer «une politique de soins spécifique aux addictions à […]

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La traque aux fumeurs de cannabis s’enflamme

ECOIFFIER MATTHIEU Libération, pages SOCIÉTÉ, 27 février 2006   La chasse aux usagers de cannabis bat son plein. Selon les derniers chiffres de l’OCRTIS (1), que Libération s’est procurés, le nombre d’interpellations ne cesse d’augmenter. En 2005, il y a eu, rien que pour usage, 106 610 infractions à la législation sur les stupéfiants (ILS), […]

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La réduction des risques liés à l’usage de drogues, Stratégie de changement des politiques de drogues ?

La réduction des risques liée à l’usage de drogues doit-elle être considérée comme un changement de la politique des drogues ou bien n’était-elle que la version sanitaire de la politique française des drogues ? Officiellement, c’est la continuité de la politique qui est revendiquée ; programmes d’échange de seringues, “ boutiques ” qui accueillent les usagers de drogues sans exiger qu’ils soient sevrés ou même testing des drogues de synthèse dans les raves et free-parties ont été ajoutés au dispositif existant au titre de la prévention du sida. Quant aux traitements de substitution, ils ont acquis le statut de traitement de la dépendance

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The institutional and historical context of introduction of opioid replacement therapy in France, and the situation of France in this field compared to other comparable countries

Summary

The main characteristics of opioid replacement therapy in France are: 1) the large number of patients, almost 100,000 ; 2) the use of high-dose buprenorphine ; 3) about eight out of ten patients are treated by GPs. The development of opioid replacement therapy is both very recent (1995, Marketing Authorisation) and very rapid. Although cases of misuse have been observed (injection, resale on the black market), a national evaluation showed that development of these treat- ments has been accompanied by an improvement of health and social integration (80 % reduction of fatal overdoses, reduction of syringe sharing, 67% reduction of arrests for heroin use between 1994 and 1999 – see INVS, 2001). These good results are due to a large access to care and Good Clinical Practice by a majority of practitioners. On the basis of follow- up studies, about two-thirds of patients obtain a benefit from these treatments. An improvement of current results would require adaptation of the management of poorly stabilized patients, with a broader access to care, including easier access to methadone. Erratic practices must be controlled by publi- shing good clinical practice guidelines, training of practitioners and improvement of the quality of the relationship with patients.

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Dans quel contexte historique et institutionnel ont été mis en place les traitements de substitution en France et comment notre pays se situe-t-il par rapport aux pays comparables ?

Conférence de consensus sur les traitements de substitution Revue Alcoologie addictologie Décembre 2004, Tome 26, supplément au n°4, pp. 17-26   En 1989, la DGS a commandé une étude sur le devenir des toxicomanes. Comment évaluer la mortalité des toxicomanes puisqu’il n’y a pas d’étude ou de recherche française? L’épidémiologue sollicité réunit les principales études […]

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drogues : risquer une question / Michel Foucault 1984-2004

Vacarme 29 / Automne

par Anne Coppel & Olivier Doubre

Toutes les interprétations de Foucault ne se valent pas : c’est affaire, non de vérité, mais de fécondité et de stratégie. Ainsi dans le débat sur la réduction des risques en matière de toxicomanie : la dénonciation de la médecine comme contrôle social, invoquée contre ceux-là mêmes qui se confrontent aux drogues, vient pétrifier le débat qu’elle fait mine d’ouvrir. Une autre lecture est cependant possible : celle d’un philosophe qui prenait, entre tous, le risque au sérieux, et pour qui le sens d’un dispositif social n’est jamais joué a priori.

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Les femmes et les drogues : nouveaux rapports sociaux de sexe et nouvelles formes de subjectivité

La Santé de l’Homme, n°372
« Masculin féminin, les lois 
du genre »,
INPES, pp. 38-40

Résumé :

À deux reprises au cours de l’histoire, les femmes ont été associées aux drogues: entre dépendance et autonomie, ces consommations ont accompagné un changement de rôle. À la fin du XIXe, « les morphinées », figures de la Femme Fatale, incarnent la puissance maléfique des femmes ; c’ est là une figure traditionnelle mais elle participe de la conquête d’une individualité que leur refuse la division sexuelle des rôles. Dans les années 1920, la garçonne, figure de la Femme émancipée, revendique les mêmes plaisirs que les hommes ; elle aime l’aventure, la vitesse et la cocaïne. À la fin des années soixante, les drogues accompagnent l’expérimentation de nouvelles formes de la subjectivité, mais les femmes y jouent le rôle secondaire de partenaire. Les hommes par contre, s’emparent de qualités traditionnellement dévolues aux femmes, affectivité et soin de soi. La période actuelle est marquée par le retour de deux figures traditionnelles de la femme, la « Maman et la Putain. » Ces figures ont été réactualisées en partie par la menace du sida. Redoublement de la stigmatisation ou reconnaissance des droits de la Femme ? Ces deux logiques s’affrontent aujourd’hui. Donner aux femmes le moyen de choisir en termes de protection de leur santé comme plus largement en termes de choix de vie ou réprimer, telle est l’alternative.

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Des usagers de drogue parlent aux usagers / post-face : Courrier toxique

Des lettres, le journal d’ASUD en a reçu dès sa création, venant de toutes les régions de France, parfois de plus loin encore, jusqu’aux prisons de Thaïlande ; je me souviens que Jean-René Dard qui a été un des présidents d’ASUD les avaient réunies dans un classeur ; il savait qu’elles étaient précieuses, qu’elles étaient le témoin de l’écho du journal, une sorte de thermomètre, la preuve écrite que le journal ne disait pas n’importe quoi, que les lecteurs s’y reconnaissent. Ces lettres me sont familières j’ai moi-même reçu des lettres comme ça, de prison ou d’ailleurs ; ce sont des voix que j’entends, parce que ces lettres là se lisent à voix haute.

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« Drogues, parlons vrai »

Tribunes / Libération François-Xavier Colle * Anne Coppel ** Serge Hefez *** La Loi du 31 décembre 1970 fête ses trente ans. Triste jour. Un exemple parmi tant d’autres au hasard d’une actualité désormais banale. « Castelnau : les gendarmes traquent le hasch au lycée. Pendant près de trois heures, plusieurs dizaines d’élèves contrôlés ” Suit […]

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