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Extases collectives : un messianisme démocratique

La révolution psychédélique en marche 1964, l’autocar des Merry Prankers, bariolé d’une jungle de mandalas phosphorescents, bardé de hauts-parleurs, d’amplificateurs, de matériel sono flambant neuf s’embarque pour le Grand Voyage, qui d’Ouest en Est traverse l’Amérique pour revenir à son point de départ, la Californie. Deux ans après, le quartier Haight-Ashbury à San Francisco est […]

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Faire la fête : rite de passage, mode de vie ou échappatoire ?

Le courrier des addictions, n°3 Vol 10, septembre 2008

Les débordements en tous genres des « jeunes », des charivari d’autrefois, aux teufs d’aujourd’hui, en passant par les excès des Sioux, les violences des Blousons Noirs, les défonces des Hells Angels, ou de certains night-clubeurs ou teufers de nos week-ends, ont toujours suscité peurs, fantasmes, rejets. Et suscité diverses et divergentes explications et analyses, compréhension parfois, répressions souvent… Mais il faut bien que jeunesse se passe, elle qui s’est fait définitivement son trou comme une catégorie sociale autonome. Et c’est en son sein que la consommation de drogues illicites, comportement déviant plutôt que délinquant, est devenue un des symptômes de « la crise d’adolescence ». Le concept de « comportement à risque », qui s’est imposé au cours des années 1990, en a rendu plus rigoureux les contours. Concept épidémiologique qui se veut purement objectif, justifié par les indicateurs quantitatifs de la santé publique, il comporte différents « paragraphes », « les comportements à risque ». Avec lui, le discours n’est plus seulement moral : il se veut fondé par la science, celle des chiffres et des neurotransmetteurs. Mais au-delà de la connaissance, scientifique ou non, du phénomène, reste « la vraie réalité » de la fête et de ses enjeux : en l’absence de perspective d’intégration, elle n’est pas seulement un lieu et un espace-temps pour se « vider la tête », un défouloir nécessaire face aux pressions sociales. Elle peut devenir un mode de vie qui s’affirme comme alternatif. Les logiques de dissidence s’affrontent à celles d’intégration. Redoubler les processus d’exclusion ou favoriser l’intégration des jeunes, tels sont les enjeux de la réaction sociale face aux pratiques festives. (R.A.)

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Enquête exploratoire portant sur la consommation de stimulants auprès des jeunes habitants des cités de la région parisienne

LE CONTEXTE DE L’ENQUÊTE

En 2005, la Direction Générale de la Santé a commandité une étude visant à explorer les modalités de consommation de stimulants par des jeunes âgés de 16 à 25 ans et habitant dans les cités de la région parisienne. La nécessité de cette enquête exploratoire repose sur plusieurs constats, présentés ci-dessous.

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Note sur l’éducation à la santé et priorités de prévention ; objectifs à long terme /objectifs à court terme

THS, La Revue des Addictions volume V, n°20   Ces dernières années, la MILDT s’est attachée à mettre en place une politique de prévention cohérente et coordonnée. Cette politique était fondée sur un diagnostic des actions menées antérieurement, qui, “ malgré les engagements successifs, malgré les moyens mobilisés, malgré enfin la qualité de nombreuses actions […]

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Chapitre 4 / LA SERINGUE BRÛLE LES DOIGTS

Décembre 1988, trois projets expérimentaux d’échange de seringues sont annoncés, à Paris, Saint-Denis et Marseille. Ils peinent à trouver leurs clients. En 1992, seulement 3 780 seringues ont été distribuées dam les trois programmes contre 900 000 seringues annuelles à Amsterdam. Il faut changer les relations avec les usagers de drogues. EN DÉCEMBRE 1988, LE […]

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Chapitre 8 / LES PRISES DE RISQUES DANS LEUR CONTEXTE

Grâce à l’alliance des ethnographes, des épidémiologistes et de l’outreach, la recherche fait un bond en avant ; son développement est international. Les résultats portent sur les usages, les prises de risques et les conditions du changement des comportement. Ces changements se font de proche en proche, en réseau. Ils sont fonction de la, façon […]

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Sexe, drogue et prévention – Dix clés pour comprendre l’épidémie

F. EDELMANN (sous la direction de),  Le Journal du sida (n°47, février 1993) Le Monde Éditions, 1996, pp. 85-90   Le duo toxicomanie-sida n’a plus à être évoqué, tant il a fait parler de lui jusqu’à modifier radicalement la pensée des plus réactionnaires des hommes politiques quant aux produits de substitution. Pourtant, un grand nombre […]

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Stratégies collectives et prévention de l’infection par le VIH chez les toxicomanes

en résumé :
En matière de toxicomanie, la politique de hié- rarchisation des risques, plaçant la prévention du sida comme objectif prioritaire, paraît aujourd’hui incontournable même si l’objectif de désin- toxication doit être poursuivi avec un élar- gissement de l’offre de soins. Plusieurs études indiquent que les toxicomanes modifient leurs comportements face à l’épidémie, qu’il s’agisse de l’usage de drogues ou de sexualité, principalement grâce aux groupes de pairs. Les stratégies collectives peuvent être regroupées en deux catégories : les actions portant sur les déter- minants ou les conditions dans lesquelles la drogue est utilisée (accès au matériel d’injection, prescription de produits de substitution) ; les actions collectives menées au sein des groupes de toxicomanes par des membres de ces groupes (système de relais et d’entraide sur le modèle des organisations homosexuelles). Pour ces deux catégories un certain nombre d’expériences, en France et à l’étranger, sont présentées. L’efficacité de la politique de réduction des risques reste à évaluer. Même si la plupart des expériences ont prouvé leur utilité dans le cadre de la prévention du sida, aucune d’entre elles ne peut prétendre à elle seule contrôler l’épidémie. De nombreux obstacles demeurent pour développer cette nouvelle conception de l’intervention auprès des toxicomanes.

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Réduction des risques : de la seringue à la sexualité

La conférence au pied du mur, Berlin 7-11 juin 1993 Le Journal du Sida, n°54-55, sept.-oct. 1993, pp. 82-86.   La baisse de l’incidence du VIH chez les toxicomanes, relevée dans plusieurs villes, prouve que la politique de réduction du risque est efficace. Raison de plus pour développer l’effort en la matière, en n’oubliant pas […]

Les réseaux d’échanges sexuels et de circulation de l’information en matière de sexualité dans les quartiers à risque

Premier chapitre de la recherche :
« Réseaux de sociabilité et pratiques sexuelles des jeunes des quartiers déshérités en banlieue parisienne »,
GRASS laboratoire CNRS pour l’ANRS, en coll. avec P. BOUHNIK et N. BOULLENGER

Résumé : L’objectif de la recherche est de décrire les pratiques affectivo-sexuelles et la gestion du risque Sida des jeunes proches du risque dans des quartiers caractérisés par la présence d’usagers de drogues dans les sociabilités du site. Il s’agit de quartiers ou cités des villes suivantes : St Denis, Gennevilliers, Aulnay, Corbeil, Blanc-Mesnil. La proximité au risque est définie ici par la connaissance dans son environnement proche de toxicomanes I.V. et de personnes contaminées. Dans chacun de ces quartiers, on a procédé à une identification des réseaux de sociabilité au niveau micro-local. La descrition porte sur les lieux de rencontre entre sexe (boites, cafés, école, activités sportives ou culturelle ), les critères du choix du partenaires (appartenance ou non à des réseaux d’inter-connaissance), les modes de relations affectivo-sexuelles (multipartenariat, fidélité ou fidélités successives), l’évaluation personnelle du risque, les règles de communication (ce qui peut être dit, ce qui doit être tu), les pratiques de changement, la perception et l’usage du préservatif en fonction du statut de la relation.