LIVRE COLLECTIF / CONTRIBUTION : « Espaces genrés des drogues, Parcours dans l’intimité, la fête et la réduction des risques »

Les perceptions des drogues et des problèmes qui y sont associés sont biaisées en faveur d’une représentation androcentrée et cis-hétéronomée. Ces représentations sont partagées et parfois amplifiées par les politiques publiques de lutte contre les stupéfiants, les pratiques ordinaires de la police ou encore les professionnel·le·s en charge de la prévention et de la réduction des risques. Traversant plusieurs contextes sociaux, une diversité de lieux et de villes, ce livre contribue à rendre visibles les pratiques, leurs significations ainsi que les luttes et rapports sociaux de pouvoir qui les accompagnent.

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Prostitution : la longue marche de la conquête des droits

En 1990 à Paris, en pleine épidémie de sida, des prostitué·e·s se mobilisent et interpellent les pouvoirs publics à travers la rédaction de cahiers qui, pour la première fois, revendiquent des droits pour les travailleur·se·s du sexe. C’est le point de départ d’une recherche-action dont les enseignements sont toujours d’actualité. À la difficulté d’affirmer des droits égaux se superpose un cadre législatif répressif qui continue de mettre en danger les prostitué·e·s en refusant de les entendre.

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Visioconférence / Journées “ Drogues, Genres, Villes ” : « Les oubliées de la Réduction des Risques »

Visioconférence Participative avec Anne Coppel : “ Les oubliées de la Réduction des Risques ”. Dans le cadre des Journées « Drogues, Genres, Villes » organisées à Bordeaux (Laboratoires PASSAGES et Centre Emile Durkheim, Projets DRUSEC et GONACI), voici les vidéos de la deuxième journée « Les genres des politiques urbaines de la drogue », le 21 janvier 2020.

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Préface / Livre – Alessandro Stella : « L’herbe du diable ou la chair des dieux ? »

Le peyotl, appelé « la chair des dieux » par les peuples indigènes mexicains, est une plante psychotrope emblématique, employée entre autres pour soigner et consommée durant les fêtes. Mais les colonisateurs européens et missionnaires chrétiens qui n’y virent qu’une plante « maléfique », la rebaptisèrent « herbe du diable » et prononcèrent son interdiction. Cependant, malgré l’interdit et la répression, le peyotl continua d’être consommé durant la période coloniale et jusqu’à nos jours.

Anne Coppel préface ce livre d’Alessandro Stella questionnant les usages de psychotropes et leur prohibition, la « guerre à la drogue » comme guerre aux « drogués », l’histoire d’une guerre « morale » contre les minorités racisées. 

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Study on the impact of the world drug problem on the enjoyment of human rights

United Nations, General Assembly, Human Rights Council Thirtieth session Agenda items 2 and 8 Annual report of the United Nations High Commissioner for Human Rights and reports of the Office of the High Commissioner and the Secretary-General Follow-up to and implementation of the Vienna Declaration and Programme of Action A/HRC/30/65 Distr.: General / Original: English […]

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Un projet humaniste pour aider les femmes toxicomanes

Lien Social | N° 857 | du 18 octobre 2007 | Numéro épuisé | Marianne Langlet Anne-Lise Dehée a été coordinatrice d’un groupe d’auto-support de consommatrices de drogue vivant dans les squats. Présidée par Anne Coppel et soutenue par la mission squat de Médecins du Monde, cette tentative montre l’intérêt d’une telle approche mais également les […]

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Usage de drogues et femmes, le déni français – Women and use of drugs, the French denial

Éditorial, Le Courrier des Addictions (9) n° 1 – janvier-février-mars 2007   Développer les services destinés aux femmes usagères de drogues est, en 2007, une des priorités de la communauté européenne. Elle découle du rapport annuel 2006 de l’Observatoire européen des drogues qui constate l’insuffisance de l’offre de soins pour les femmes en Europe. Voilà une […]

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Les femmes et les drogues : nouveaux rapports sociaux de sexe et nouvelles formes de subjectivité

La Santé de l’Homme, n°372
« Masculin féminin, les lois 
du genre »,
INPES, pp. 38-40

Résumé :

À deux reprises au cours de l’histoire, les femmes ont été associées aux drogues: entre dépendance et autonomie, ces consommations ont accompagné un changement de rôle. À la fin du XIXe, « les morphinées », figures de la Femme Fatale, incarnent la puissance maléfique des femmes ; c’ est là une figure traditionnelle mais elle participe de la conquête d’une individualité que leur refuse la division sexuelle des rôles. Dans les années 1920, la garçonne, figure de la Femme émancipée, revendique les mêmes plaisirs que les hommes ; elle aime l’aventure, la vitesse et la cocaïne. À la fin des années soixante, les drogues accompagnent l’expérimentation de nouvelles formes de la subjectivité, mais les femmes y jouent le rôle secondaire de partenaire. Les hommes par contre, s’emparent de qualités traditionnellement dévolues aux femmes, affectivité et soin de soi. La période actuelle est marquée par le retour de deux figures traditionnelles de la femme, la « Maman et la Putain. » Ces figures ont été réactualisées en partie par la menace du sida. Redoublement de la stigmatisation ou reconnaissance des droits de la Femme ? Ces deux logiques s’affrontent aujourd’hui. Donner aux femmes le moyen de choisir en termes de protection de leur santé comme plus largement en termes de choix de vie ou réprimer, telle est l’alternative.

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Figures de femmes …

Le Courrier des Addictions, n°2, avril-mai juin 2004, pp. 54-58. Que les femmes aient un rapport spécifique aux drogues est une évidence qui, pourtant en France, reste très mal connue. Il aura fallu la menace du sida pour que s’ouvrent les premières actions pour la mère et l’enfant ainsi que pour les femmes prostituées. La […]

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Changement de rôles ou pathologie des rôles sociaux – L’exemple des femmes.

Texte publié dans La Cène, n°1, « La fonction du produit ».

Les femmes victimes de l’enthousiasme pour la morphine
La première épidémie de drogue que la France ait connue, ou plus précisément identifiée comme telle, est incarnée par une figure féminine, la morphinée. En cette fin du XIXe siècle, les femmes s’emparent de ce médicament moderne, prescrit par leurs médecins pour toutes les souffrances du corps et de l’âme. L’enthousiasme est d’abord purement médical : la science moderne a enfin libéré l’homme de la souffrance.
La guerre de 1870 entre la France et l’Allemagne marque la première étape d’une utilisation massive de la morphine injectée. Il faut garder en mémoire les descriptions horrifiantes des lendemains de la bataille de Solférino pour comprendre quelle fantastique révolution introduit la morphine. Aux cris de détresse, aux gémissements qui s’échappent des locaux de fortune où s’entassent, à même le sol, blessés et agonisants, succède, écrit le Dr Varenne « un calme étrange ».

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Wall-of-Respect-Chicago

3 – Mobilisation communautaire, du diagnostic à la mise en œuvre des actions locales

Les Cités européennes face à la drogue, Deuxième Colloque : Actes du colloque : « Politiques locales et toxicomanies », 1er Forum des outils de prévention , Dr  Charles-Nicolas A. (sous la présidence de.), Collaboration à la publication et Introduction, COPPEL A., Dr TOUZEAU D., Hébergement dans les villes et phénomènes d’exclusion, 1991 Article : Politique locales et toxicomanie, […]

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