Revue Psychotropes : L’autoproduction sous le radar, par Fabienne Lopez, Raphaël Carrez.

L’autoproduction du cannabis à des fins thérapeutiques est un marqueur fort de l’association Principes Actifs, composée de patients qui se soignent grâce à cette activité et la revendiquent. Récréative ou médicale, la culture personnelle de cannabis est en plein essor en France.

Nous retracerons son évolution, ses causes et ses avantages, puis exposerons les conditions d’un bon jardinage. Enfin, en examinant les risques encourus par les patients cultivateurs dans le contexte délétère de la prohibition, nous réaffirmerons l’urgence d’une réforme.

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TRIBUNE / Yann Bisiou sur les amendes « cannabis » : « Ce n’est pas l’automatisation de la sanction qui permet de mieux gérer un contentieux de masse »

En se focalisant sur la répression des usagers plutôt que sur le démantèlement des trafics, la politique menée par le ministre de l’intérieur, s’avère discriminatoire, inefficace, coûteuse et préoccupante pour la santé publique, analyse dans une tribune au « Monde » Yann Bisiou

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PRISE DE POSITION / Le Monde / Commission globale : « À l’aube du nouveau quinquennat, il est urgent que s’ouvre un débat national sur les politiques en matière de drogues »

Helen Clark, Ruth Dreifuss et Michel Kazatchkine, trois anciennes figures* de la politique et de la diplomatie internationales, toutes membres de la Commission globale de politique en matière de drogues, interpellent les dirigeants français pour leur demander de réformer leur approche de gestion des stupéfiants.

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PODCAST / Substance – Benjamin Billot : interview d’Anne Coppel.

La sociologue Anne Coppel a travaillé pendant toute sa carrière pour que les usagers de drogues soit mieux traités par l’État français. Elle raconte dans ce podcast « Substance » de Benjamin Billot, épisode 1, ce combat contre la loi originelle de la prohibition en France : la loi de 1970 sur les stupéfiants. Puis, dans le deuxième épisode, comment elle a pris conscience que la réduction des risques pouvait devenir une politique publique.

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LIVRE COLLECTIF / CONTRIBUTION : « Espaces genrés des drogues, Parcours dans l’intimité, la fête et la réduction des risques »

Les perceptions des drogues et des problèmes qui y sont associés sont biaisées en faveur d’une représentation androcentrée et cis-hétéronomée. Ces représentations sont partagées et parfois amplifiées par les politiques publiques de lutte contre les stupéfiants, les pratiques ordinaires de la police ou encore les professionnel·le·s en charge de la prévention et de la réduction des risques. Traversant plusieurs contextes sociaux, une diversité de lieux et de villes, ce livre contribue à rendre visibles les pratiques, leurs significations ainsi que les luttes et rapports sociaux de pouvoir qui les accompagnent.

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Revue The Conversation / « Interpellations pour trafic et usages de drogue : comment se fabrique le “ délit de sale gueule ” », de Sarah Perrin

Le profilage policier fait régulièrement l’actualité en France et à l’international, notamment après le décès de George Floyd le 25 mai 2020 aux États-Unis suivi du mouvement Black Lives Matter. En 2021, l’État français a été attaqué et condamné pour faute lourde après « les contrôles d’identité au faciès de trois lycéens » effectués en 2017 par des policiers dans une gare parisienne. La même année, six ONG françaises et internationales ont saisi pour la première fois le Conseil d’État sur la question des contrôles au faciès.

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SWAPS / La réduction des risques est-elle de gauche ou de droite ?

Réduction des risques (RdR) et réformisme en matière de drogues sont-ils à ranger dans l’escarcelle du « progressisme » sociétal de la gauche ou bien les fruits d’un humanisme libéral de droite porté par l’initiative courageuse de quelques femmes ? Trente années de zigzags institutionnels, coupés d’alternances ne rendent pas cette lecture facile, mais il est possible de commenter une chronologie politique dont les principaux faits d’armes sont connus.  

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LIVRE (dir. coll.) – Séminaires EHESS : «​ Vivre avec les drogues »

Vivre avec les drogues, apprendre à les connaître, maîtriser leurs usages. Tel est le fil rouge de cet ouvrage collectif, issu de séminaires tenus à l’EHESS. Depuis cent ans, les politiques publiques en matière de drogues sont fondées sur la prohibition. Pourtant, la légalisation des drogues est aujourd’hui en marche, ailleurs qu’en France. Dès lors, réfléchir à un nouveau cadre pour la production, la distribution et la consommation de ces substances s’avère nécessaire.

 

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VIDÉO / DÉBAT / Tambour Battant : Dépénaliser des drogues, pénaliser l’alcool ?

C’est le thème abordé dans Tambour Battant, une émission avec Antoine Spire et Patrick Tudoret. Il vous est proposé un échange entre : Marie-Pierre SAMITIER et Olivier DOUBRE (co-auteur avec Anne Coppel de « Drogues, sortir de l’impasse ». Ils traitent de la pression des lobbies du vin pour empêcher la pénalisation de la consommation d’alcool. Ils évoquent également le bench drinking qui est plus dangereux que certaines drogues, drogues dont on pourrait dépénaliser l’usage au moins pour les adultes.

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Revue de littérature / Christian Sueur – ATHS : Évolution historique et place du concept de psychothérapie dans les thérapies psychédéliques.

« Nous allons, dans une revue de la littérature sur la médecine psychédélique, tenter de repérer les concepts intégrés dans la sémantique employée dans cette littérature, et l’évolution de la notion de psychothérapie, au cours de l’histoire. (…) »

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Extrait – Livre du Professeur Pittet / Histoire d’Elliot Imbert, d’Apothicom : réduire les risques liés aux consommations de drogues

La prévention des infections donne parfois lieu à des adaptations imprévues. En France, près de Paris, au début des années 1980, Elliot Imbert, un jeune médecin ne veut pas tant soigner les gens que les empêcher de tomber malade, il aime les collaborations pluridisciplinaires. Avec les usagers, il crée l’association Apothicom dont le but est de réduire les risques liés à la consommation de drogues. En 1991, ensemble, ils imaginent la Stéribox, un kit contenant deux seringues, une ampoule d’eau stérile, deux tampons imbibés d’alcool, un préservatif, ainsi qu’un mode d’emploi.

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« Limiter la casse » : une mobilisation collective qui réunit des usagers de drogues, des militants et des soignants (prescripteurs et humanitaires)

« Des toxicomanes meurent tous les jours du sida, de l’hépatite B et C, de septicémie, par suicide ou par overdoses. Ces morts peuvent être évitées ». Avec cet appel publié dans Libération et Le Monde du 19 octobre 1993, « Limiter la casse » a jeté un pavé dans la mare : la mort des toxicomanes était – et reste encore – un puissant tabou.

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Book : Living with Drugs / Introduction

This book promotes the interaction between research and professional practices in the field of prevention and harm reduction. Through the scientific work and experience of human and social sciences researchers and medical social actors, research and action assist one another in illuminating the problems associated with the consumption of psychotropic drugs and in developing intervention strategies. A range of varied themes are explored within the scope of drugs and their uses. Both the socio-historical context of drug uses and the construction of prevention and harm reduction public policies in light of scientific knowledge are covered, as well as the issue of release, mobilization and/or negotiation of prevention and harm reduction standards, both for professionals and drug users.

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Les archives des femmes en lutte

Note de lecture de Philippe Artières : « Le bus des femmes, livre collectif, ce sont les archives d’un agencement réussi entre des acteurs et des chercheurs, les traces de ce qui apparaît à trente ans de distance comme un petit miracle que seul le contexte de la lutte contre le sida a été capable de produire, les écrits d’une subjectivation improbable…»

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