Addictions aux drogues : ne détricotez pas la loi de santé.

Tribunes, Libération – Par Jean-Pierre Couteron. Les sénateurs veulent démanteler un texte qui tentait de sortir la France d’une lecture simpliste des addictions : sanction ou médicalisation. Il y a pourtant urgence à privilégier la prévention, aux côtés des usagers. La publication, jeudi 10 septembre, d’une étude sur le coût des drogues envoie un nouveau message à l’opinion publique. […]

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D’un univers à l’autre, les drogues de passage

Article publié dans Asud Journal, N°52. « Génétique, races… Le dossier qui “gène” » « Pourquoi n’y a-t-il rien d’écrit, aucun chiffre sur les “enfants de la 2ème génération” et les drogues ?  »  Cette question m’a été posée en 1994 par Tim Boekhout, un Hollandais  qui avait interviewé aussi bien des soignants que des policiers ou […]

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Drogues et médicalisation – Entre expertise et demande sociale

Texte publié dans Multitudes, numéro 44, printemps 2011. « Le peuple méprisé est bientôt méprisable. Estimez-le, il s’élèvera » Alain   L’expertise collective de l’INSERM vient de rendre son verdict : la politique de Réduction des risques a obtenu des résultats incontestables, comme l’avait déjà prouvé l’évaluation nationale de l’INVS (Institut National de Veille Sanitaire). […]

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Médecine contre justice : le face-à-face instauré par la loi de 1970

Revue SWAPS, Analyse, n°60, 3e trimestre 2010 La loi de 1970 a institué un partenariat ambigu entre justice et santé, qui a oscillé au fil du temps entre recherche de consensus, malentendus et confiscation du débat au nom de la « guerre à la drogue ». Il s’agit aujourd’hui d’abandonner la recherche d’un illusoire consensus pour la […]

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L’addictologie, pourquoi faire?

Aude LALANDE, Vacarme 51, 19 avril 2010   En dix ans une nouvelle discipline médicale, l’addictologie, s’est imposée dans le champ des drogues et des dépendances, s’efforçant de réduire sous sa coupe, tant la disparité des addictions elles-mêmes que celles de leurs approches théoriques et cliniques. Faut-il y voir un avatar d’une conquête progressive de […]

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La drogue, objet sociologique non identifié

à propos de Henri Bergeron, Sociologie de la drogue La Revue Internationale des Livres et des Idées. La recherche sociologique sur les drogues reste en France un domaine en friche. L’ouvrage d’Henri Bergeron présente l’intérêt d’introduire aux recherches fondatrices menées ailleurs sur la question, particulièrement dans le monde anglophone. Mais peut-on comprendre ces recherches et […]

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Réduction des risques et prohibition : frères ennemis ou complices ?

Article Publié dans Asud Journal, n°40

À quoi sert la politique de réduction des risques (RdR) ? À protéger la santé de ceux qui consomment des drogues, tout en étant utile à leur entourage. Mais pour les partisans de la guerre à la drogue, tout ce qui peut aider les usagers de drogues est suspect : nous serions des défaitistes dans la guerre, des traîtres ou, pire encore, des prodrogues ! Inacceptable, donc !

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[Drogues : sept ans d’hiver]

Entretien avec Anne Coppel, réalisé par Aude Lalande, revue Vacarme.

« Que se passe-t-il au juste sur le front des drogues ? Non pas la répétition figée d’une lutte entre États répressifs et associations antiprohibitionnistes, mais mille mouvements complexes, qu’une grille de lecture binaire ne permet pas de déchiffrer. Avancées et reculs, durcissements et concessions, expérimentations semi-clandestines et manifestations au grand jour : les enjeux politiques liés à l’usage de drogues ne se laissent pleinement saisir que si on en fait l’histoire avec précision. Anne Coppel est sociologue. C’est aussi une figure centrale du mouvement dit de « réduction des risques » qui depuis une vingtaine d’années creuse, sur la base de préoccupations sanitaires, des voies alternatives à la répression. Elle trace ici les lignes de cette histoire récente. »

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La double face d’Olive, le psy des toxicos !

Article publié sur Asud Journal, n°49

Olievenstein s’est opposé bec et ongle à la réduction des risques et pourtant, « le psy des toxicos », « Olive » pour les intimes, a longtemps été le protecteur officiel des toxicomanes, s’élevant aussi bien contre la répression que contre « la médicalisation ». C’est d’ailleurs là où le bât blesse, où nous avons besoin de comprendre notre propre histoire. Des générations d’usagers se sont succédé à Marmottan, le centre de cure qu’il a créé, et nombreux ont été ceux qui ont vu en lui un allié, y compris dans la réduction des risques.

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L’impératrice nue – Les neurosciences modernes et le concept de dépendance

Peter Cohen (2009), The Naked Empress. Modern neuro-science and the concept of addiction. Presentation at the 12th Plaform for Drug Treatment, Mondsee Austria, 21-22 March 2009. Organised by the Österreichische Gesellschaft für arzneimittelgestützte Behandlung von Suchtkranken OEGABS. Traduction de l’Anglais Laurent Beachler PhD. Published as: Peter Cohen (2009), Die nackte Herrscherin. Die moderne Neurowissenschaft und […]

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De l’usager de drogues à l’usager des services socio-sanitaires : l’action de proximité face aux logiques de services

Commentaire Sciences Sociales et Santé Volume 23, n° 1, mars 2005 À Nicole Ducros, du TIPI, qui a contribué à ma réflexion   « Par quels processus un groupe d’acteurs hétéroclites parvient à redéfinir un problème public ? » s’interroge Gwenola Le Naour dans l’article consacré à la mise en œuvre de la politique publique […]

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drogues : risquer une question / Michel Foucault 1984-2004

Vacarme 29 / Automne

par Anne Coppel & Olivier Doubre

Toutes les interprétations de Foucault ne se valent pas : c’est affaire, non de vérité, mais de fécondité et de stratégie. Ainsi dans le débat sur la réduction des risques en matière de toxicomanie : la dénonciation de la médecine comme contrôle social, invoquée contre ceux-là mêmes qui se confrontent aux drogues, vient pétrifier le débat qu’elle fait mine d’ouvrir. Une autre lecture est cependant possible : celle d’un philosophe qui prenait, entre tous, le risque au sérieux, et pour qui le sens d’un dispositif social n’est jamais joué a priori.

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