Histoire naturelle de la toxicomanie et politique de réduction des risques

  Neuro-psy vol. 11, n°1, janvier 1996, pp 32-37.   Politique de santé publique, la réduction des risques liés à l’usage de drogue a été adoptée en Grande-Bretagne en 1988, puis en Suisse et dans nombre de grandes villes européennes. Cette politique consiste à offrir des services sanitaires et sociaux tout au long de la […]

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Les intervenants en toxicomanie, le sida et la réduction des risques

  “Vivre avec les drogues”, Communications n°166, Le Seuil, pp 75-108, 1996 Dans l’intervention auprès des toxicomanes, nous sommes à un tournant. Après trois années de débat, très centré sur les traitements de substitution, l’étau français se desserre. Notre pays reste, en matière de lutte contre la drogue, le plus répressif d’Europe (1) mais la […]

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Aids and injecting drug use in the United Kingdom, 1987–1993 : The policy response and the prevention of the epidemic

Social Science & Medicine Volume 41, Issue 5, September 1995, Pages 699–716 Abstract This paper assesses policy development, service changes and trends in HIV infection and risk behaviour among injecting drug users (IDUs) in the United Kingdom. In 1986, the U.K. was faced with the possible rapid spread of HIV infection among IDUs. The combination […]

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Limiter la casse / Rapport d’activité 1993 / 1994

Les 4 et 5 juin 1994, « Limiter la Casse » organisait les Etats Généraux drogues et sida. Tel était l’objectif essentiel que s’était fixé notre collectif associatif. Cette idée fut lancée pour la première fois plus d’un an auparavant, exactement le 25 mars 1993.

Nous étions alors peu nombreux, avec le soutien de quelques associations, à refuser la résignation devant l’ampleur de l’épidémie à VIH chez les usagers de drogues. Par delà cette manifestation de visibilité, l’objectif essentiel était pour nous de promouvoir, développer et diversifier les outils de la réduction des risques liés à l’usage de drogues:

Un sentiment d’urgence nous animait.

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Une alternative à la guerre à la drogue : les politiques de réduction des risques

Intervention pour l’A.F.N.U. publiée dans « L’ONU et la drogue » Mario BETTATI, Ed. A. Pedone Association Française pour les Nations Unies, 39-44, 1995   Le bilan de la guerre à la drogue, stratégie internationale dans laquelle les Nations Unies se sont engagées depuis le début des années soixante, est lourd. La guerre – et […]

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Toxicomanie : la fin des libertaires

Tribunes / Libération Serge HEFEZ*, Face à la toxicomanie, le «système de soins français » s’est construit sur une série de ruptures (rupture avec le social, rupture avec le médical, rupture avec le judiciaire) qui sont aujourd’hui lourdes de conséquences. Les années 70 ont été marquées par une formidable effervescence de groupes, mouvements, comités d’action […]

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Veil dope la lutte contre le sida chez les toxicomanes

François DEVINAT Premier objectif du ministère de la Santé: rendre plus accessibles les seringues neuves, afin d’empêcher la transmission du virus. Les pharmaciens ne seront ainsi plus les seuls à les distribuer. Et six cents place de distribution de méthadone ont été ajoutées au millier annoncé en septembre dernier. Détail du plan. Simone Veil, mère […]

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Drogues, Toxicomanie et Action humanitaire

Médecine Humanitaire, Lebas J.- Veber F. – Brücker G. (Dir.)

Chapitre 8, Bertrand LEBEAU, Anne COPPEL

Médecine-Sciences (Coll.), éd. Flammarion, 1994, pp. 55-58

À première vue, il peut sembler paradoxal de consacrer un chapitre d’un traité de médecine humanitaire à la réduction des risques en matière de drogues. Pourtant rien n’illustre mieux les rapports entre santé publique, droits de l’homme et devoir d’ingérence humanitaire que la réduction des risques. Partout ce nouveau paradigme de prévention et de soins aux usagers de drogues a été et reste un combat malgré l’accumulation, chaque jour plus convaincante, des résultats obtenus. Au centre de ce modèle: le concept de vulnérabilité (1). Ce sont les populations les plus vulnérables, usagers de drogues, prostitué( e )s, prisonniers, SDF, minorités ethniques qui sont devenues, partout dans le monde, les premières victimes des nouveaux fléaux sanitaires : virus des hépatites, VIH, tuberculose, etc. De ce point de vue, les usagers de drogues, et plus précisément ceux qui les consomment par voie injectable (2), sont dans une situation particulièrement critique : criminalisés, socialement marginalisés, ils ont été et continuent largement à être les sacrifiés de la prévention et du soin. Le lourd. tribut qu’ils paient au SIDA en témoigne tragiquement.

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Exemple du débat français

Cahiers médico-sociaux n°38, 1994, pp. 143-152 Résumé L’auteur nous montre a travers l’analyse de la situation française tant du point de vue historique qu’actuel comment la politique de réduction des risques peut s’avérer extrêmement difficile à mettre en œuvre. En France domine une représentation des toxicomanes où alternent délinquance et modèle psychanalytique ne laissant pas […]

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Peut-on soigner les toxicomanes ? Les enseignements de l’histoire

Toxicomanie, Hépatite, Sida Jean Marie Guffens (sous la direction de) Éd. Les Empêcheurs de tourner en rond, 1994, pp. 43-48. CLIQUEZ ICI POUR VOIR LE SOMMAIRE DU THS n°1   Des années 1880 où les médecins diagnostiquent une nouvelle maladie, «morphinisme» puis « morphinomanie » au début du XXe siècle, différents traitements sont expérimentés, tout […]

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À la recherche de nouvelles stratégies de régulation des drogues

Transcriptases Revue critique de l’actualité scientifique internationale sur le VIH et les virus des hépatites n°22 – janvier 94 Une réflexion sur les meilleurs moyens de réguler la production, la distribution et la consommation des drogues peut contribuer – entre marché libre et prohibition – à rendre les drogues moins nocives en termes de santé […]

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Droit de réponse – docteur Francis Curtet / Le retard français

Le retard français. L’article mis en cause est le compte rendu de l’étude de la sociologue Anne Coppel, parue aux éditions du Seuil. Ce travail tentait d’expliquer, pour la première fois, l’incroyable retard dans la prise de conscience collective de la diffusion du VIH chez les toxicomanes français et l’absence de mesures prises pour l’enrayer. Francis Curtet et la plupart des intervenants en toxicomanie y sont pris à partie pour leur incapacité à voir que devant le sida il y avait autre chose à faire que «de s’inscrire dans la dimension de la parole». En 1992, avec la complicité des spécialistes en toxicomanie, il y avait en France moins de 10 places de méthadone, mais plus de 50 000 toxicomanes séropositifs et plus de 10 000 toxicomanes, morts du sida.

Francis Curtet répond en estimant que «le réseau français a été efficace». Et s’appuie pour cela en comparant le désastre sanitaire français à celui de l’Italie ou de l’Espagne, les professionnels de ces pays ayant été encore plus réservés que les Français. On le lui concède volontiers : il y a eu pire. Tant mieux pour lui. Tant pis pour la vie des toxicomanes français, contaminés par le virus du sida cinq fois plus que les Britanniques, et dix fois plus que les Allemands. (E.F.)

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Tract de Limiter la casse

Présentation du collectif inter-associatif dans le livre : Peut-on civiliser les drogues ? (annexes) POUR VOIR LE TRACT CLIQUEZ ICI TEXTE : Des toxicomanes meurent chaque jour du sida, d’hépatite B et C, de septicémie, par suicide ou par overdose. Ces morts peuvent être évitées. C’est ce qu’on appelle « la réduction des risques ». Limiter la […]

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Drogues : état d’urgence

Point de vue – KOUCHNER BERNARD, ancien ministre de la Santé SUR certains sujets, la France fait l’autruche, tête sous l’aile, et n’écoute pas ce qui se dit ailleurs! Il en va ainsi de la toxicomanie: drogues douces et drogues dures confondues. Concernant les premières, le tribunal de Valenciennes a fait preuve, le 28 septembre, […]

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